formation et création
théâtrale et chorégraphique
et cinéma dans le Gard
Télémac 21 avril 2011(filage)             fond sonore (Aldo Ciccolini):          cliquer sur les images pour les agrandir         (enregistrement vidéo 30enscene)           Retour

BLANC

Mouvements sur Piano

Musique d'Erik Satie

avec:
         chorégraphie, danse : Jeanne Nora Bennouar
         au piano : Isabelle Dubois
         mis en scène par Jutta Jahn
                   cliquer pour voir des extraits vidéo en bas de page  (arrêter le fond sonore en cliquant sur le petit carré orange ci-dessus)

Erik SATIE, compositeur-humoriste français était à son époque considéré comme d'avant-garde.

Pendant une certaine période de sa vie, il s'entourait exclusivement d'objets blancs, ne portait que des vêtements blancs, ne se nourissait que d'aliments blancs et attirait l'attention sur l'importance de l'espace entre ses notes : blanc.

Par la poésie de la danse, B L A N C rend hommage à ce "fou" qui nous fait toujours rêver.

La mise en scène de deux soirées eut lieu pour la première fois, il y a 20 ans, sous le titre W E I S S en Allemagne à la VVK-Galerie d'Hanovre dans une salle blanche.










                  


(article paru dans Midi Libre du 24 avril 2011)
Un Erik Satie tout en blanc et rondeur
La délicieuse journée d'une femme a été présentée au Télémac.

Jeanne-Nora Bennouar dans une ode à la féminité. Photo SAMUEL DUPLAIX

Blanc le drap, blanche la jambe galbée qui en émerge dans le matin blanc.
Blancs la spirale qui descend du plafond et les confettis en pluie joyeuse, sur la danseuse aux bras levés blancs.
Blanches la théière et la meringue dégustée amoureusement, et la crème répandue sur le sol en spirale, et la robe légère, et le ballon d’enfant.
Ainsi, la plasticienne Jutta Jahn a imaginé le spectacle Blanc comme une toile naissante sous les touches d’un pinceau plongé dans une unique couleur pure.
En hommage au compositeur Erik Satie, qui, pendant un moment, ne voulait que cette teinte dans sa vie, pour ses vêtements, son environnement et même ses aliments.

Sur les notes légères de Gnossiennes et Gymnopédies, égrenées par la pianiste Isabelle Dubois, se déroule la journée d’une femme dans ses gestes les plus anodins.
Tout en sensualité et en grâce, Jeanne-Nora Bennouar est celle-là, image feminine dans sa plus belle essence: douce et forte, intense et absente, jeune et sage, irradiante.

D’un bout à l’autre de l’espace du plateau du Télémac théâtre, elle danse le jour qui passe en petites fêtes et instants poétiques.
Corps indolent et puissant, l’interprète de cette performance signe là sa première chorégraphie. Toute fraîche.

Ainsi, loin de toute rigueur conceptuelle, unies par le simple plaisir de faire ensemble, trois femmes signent une ode charmante à la féminité et à Erik Satie.
Une pluie de sucre sur un nuage de lait.

MURIEL PLANTIER